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Lecture

J’ai lu : Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde

02.20.09 | Comment?

Ce qui m’a frappé après lecture dans le palmarès des talents de l’auteur, c’est sa maîtrise de l’ambiance manifestée notamment par l’éclairage que l’on devine par les descriptions des lieux ou des heures. Comme un véritable chef opérateur, Wilde débute son récit dans la lumière chaude et bienfaisante d’un Manet pour illustrer l’insouciance. Progressivement l’intrigue se ressert et l’éclairage se tamise, devient plus intimiste comme dans un Vermeer.
Peu à peu, l’ambiance devient plus étouffante. Il n’y a plus que de faibles lueurs qui dramatisent la scène et donne une vision inquiétante comme dans un Caravage.

Comme le dessein funeste du protagoniste, la “photographie” du roman sombre dans l’obscurité. Il s’agit là d’un bel exercice de style pour un chef opérateur dans le cadre d’une adaptation cinématographique.
Ce livre l’a été en 1945 par Albert Lewin en noir et blanc (apparemment recolorisé).

J’en profite au passage pour donner le lien du blog très intéressant d’un chef op : Chroniques d’un chef opérateur.

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